Le laboratoire des momies du Musée de l’Homme conserve 170 pièces momifiées et 60 pièces entières. Situé au sous-sol du musée, ce laboratoire ressemble à un bureau ordinaire : encombré de cartons, de dossiers, de matériels et d'instruments scientifiques (pipettes, microaspirateur…).

Mais sur les grandes tables, au centre de la pièce, les momies recouvertes de papier blanc sont allongées. Elles attendent leur déménagement. Anne Raggi, chargée de leur restauration, d’un geste calme et avec un sourire accueillant, nous dévoile l’un après l’autre les secrets des momies enveloppées.

Les deux Égyptiennes, allongées dans leur sarcophage peint, gisent tranquillement sur la table. Puis dans une boîte spéciale, on découvre ensuite la momie gallo-romaine d’un petit garçon, qui a été trouvé en Auvergne au XVIIIe siècle. Ce dernier faisait partie du cabinet de curiosités du roi.

Masque au visage, gants aux mains , Anne Raggi manipule les momies avec une précaution particulière et nous raconte : « On va enfin pouvoir les étudier avec tous nos moyens modernes. Tout reste à faire ! », puis elle continue : « Jusqu’à il y a trente ans, on n’avait pas de programme complet de traitement. Aujourd’hui, grâce aux techniques modernes, les analyses d’ADN notamment, on peut en étudier le régime alimentaire, l’environnement, les maladies, les cheveux ».


Quel beau voyage dans le temps !