Femmes, mathématiques et habiletés spatiales
Par Marie Merlin le Vendredi, 20 novembre 2009, 18:24 - Recherche - Lien permanent

Emilie du Châtelet (1706-1749)
mathématicienne et physicienne [©IEC]
Exit la bosse des maths !
Cette excroissance crânienne, marqueur physique d’une prétendue aptitude innée aux raisonnements mathématiques, que le fondateur de la phrénologie, Frantz Gall, situait au niveau du front, appartient désormais à l’histoire des représentations scientifiques. Et s’est muée en plaisanterie. Déconvenue bienvenue.
Et les femmes nulles en maths ?
On en rira quand ce sera également devenu une bonne blague – ce qui, force est de le constater, n’est pas encore à l’ordre du jour.
Les représentations sexistes et stéréotypées, renforcées par les oublis et erreurs historiques, continuent d’aller bon train, mener belle vie. Et pourtant… Si les femmes ont bel et bien un obstacle à surmonter à ce sujet, il n’est pas génétique, mais résolument psychosocial.
Sexe et genre ...
Le prochain Séminaire de recherche « Sexe et genre » de l’Institut Emilie du Chatelet portera sur cette question des différences de sexe en faveur des garçons et des hommes en mathématiques et en matière de compétences visuo-spatiales.
A partir de résultats expérimentaux, Pascal Huguet, Docteur en psychologie sociale et Directeur de recherche au Cnrs, démontrera comment de tels stéréotypes, qui qualifient négativement le genre féminin, sont aussi susceptibles d’interférer avec les fonctionnements cognitifs des personnes ainsi stigmatisées.
Et comment se forme le cercle vicieux où les stéréotypes produisent de toutes pièces une réalité qui, de facto, les naturalise et donc en renforce la légitimité.
> Infos pratiques
26 novembre 2009 / 14h à 16h30 / Amphithéâtre de Paléontologie, Jardin des Plantes, 2 rue Buffon, 75005 Paris
> Le site de l'Institut Emilie du Châtelet