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Neandertal emplumado, sculpture de Fabio Fogliazza © Museo de la Evolución Humana. Junta de Castilla y León
Neandertal emplumado, sculpture de Fabio Fogliazza © Museo de la Evolución Humana. Junta de Castilla y León

Néandertal : du primitif à l'être humain à part entière

Des découvertes récentes témoignent d’une culture qui ne se réduit pas au seul comportement de subsistance.

Les beaux objets des Néandertaliens

Des découvertes récentes témoignent d’une culture qui ne se réduit pas au seul comportement de subsistance. En dépit de leur rareté, ces traces de comportements symboliques, reflet d’une pensée complexe qui ne serait pas le propre de l’Homme moderne, ont contribué à changer l’image de Néandertal. Néandertal collectait des objets de curiosité, fossiles et beaux minéraux, mais à quelle fin ? Néandertal se paraît-il ? Probablement, car des coquillages, des dents d’animaux perforées, avec gorge de suspension, des plumes et des serres de rapaces ont été retrouvés sur des sites d’habitat. Des blocs de colorants, notamment d’ocre, avec parfois du matériel de broyage, ont également été retrouvés.

À quoi servaient-ils ? Peut-être à décorer des peaux, des écorces ou à la réalisation de peintures corporelles. Enfin, le masque de La Roche-Cotard et les reproductions des tracés géométriques gravés sur le sol - découverts dans la grotte de Gorham (Gibraltar) et des étonnantes structures en tronçons de stalagmites de la grotte de Bruniquel (Tarnet-Garonne), attestent de réalisations symboliques.

Neandertal emplumado, sculpture de Fabio Fogliazza © Museo de la Evolución Humana. Junta de Castilla y León

Des pensées métaphysiques

Néandertal enterrait ses morts, en témoignent la présentation de deux sites majeurs sur lesquels ont été mises à jour des sépultures : Spy, près de Namur en Belgique et La Ferrassie en Dordogne. Des fossiles originaux, des photographies, des illustrations et des journaux illustrent le contexte de ces découvertes.

En 1886, on exhume à Spy deux squelettes couchés sur le côté. Les fouilleurs envisagent l’hypothèse d’une inhumation d’après la position des deux corps et la présence d’os encore en connexion.

En 1912, une commission réunissant les plus grands préhistoriens français de l’époque, dont les abbés Breuil et Bouyssonie et Hugo Obermaier, déclarait que les sépultures de la Ferrassie étaient la preuve absolue que les Néandertaliens enterraient leurs morts. Le Grand abri de La Ferrassie est célèbre pour les huit sépultures mises au jour entre 1909 et 1921 puis 1973 (3 enfants, 1 nouveau-né, 2 fœtus, un homme et une femme).

Illustration de Gilles Tosello représentant l’inhumation d’un Néandertalien sur le site de La Ferrassie (1988) © Gilles Tosselo
Illustration de Gilles Tosello représentant l’inhumation d’un Néandertalien sur le site de La Ferrassie (1988). © Gilles Tosselo

Ces ossements humains qui interrogent

Certains fossiles présentent des pathologies spécifiques (notamment des blessures s’apparentant à celles de la pratique du rodéo). Ainsi, parmi les squelettes découverts à Shanidar (Kurdistan, Irak), l’un d’entre eux présente de lourdes infirmités, étant bien antérieures au décès, elles laissent à penser qu’une forme d’entraide existait au sein du groupe. Des ossements humains désarticulés et fracturés, des outils façonnés sur des os humains (découverts dans plusieurs sites dont Krapina en Croatie et Goyet en Belgique), ont généré l’hypothèse du cannibalisme. Ce cannibalisme présumé ne rejette pas Néandertal chez les barbares… des œuvres d’art, des récits et des contes illustrent le thème du cannibalisme dans différentes civilisations.

Quiz : qui était Néandertal

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Quiz réalisé avec Paris Mômes