Le Musée de l’Homme présente du 16 janvier au 16 mars 2009 les découvertes exceptionnelles de ces trente dernières années provenant des sites préhistoriques de la Sierra d’Atapuerca, dans la province de Burgos en Espagne.


16 janvier 2009 - 16 mars 2009

Affiche de l'exposition Atapuerca © MNHN, par MNHN

Cette exposition a lieu dans le cadre de l’ouverture prochaine du Musée de l’Évolution Humaine de Burgos (Castilla y León) et des relations scientifiques, pédagogiques et patrimoniales étroites qui existent entre les institutions espagnoles concernées et le Département de Préhistoire du Muséum national d’histoire naturelle. Ces derniers développent en effet de nombreuses recherches communes sur les sites liés à l’histoire du peuplement ancien de l’Europe et sont membres, avec des universités italienne et portugaise, du premier master européen de Préhistoire.

L’exposition de Paris réunit sur 400 m2 de grands originaux et des moulages illustrant le peuplement le plus ancien de l’Europe occidentale, entre 1 200 000 et 200 000 ans.

La Sierra d’Atapuerca est un plateau situé à 1 000 mètres d’altitude qui recèle des dolines et des grottes en partie comblées par d’épaisses et riches couches archéologiques. Les restes fossiles de la Sierra d’Atapuerca constituent une documentation unique sur l’anatomie et les comportements des premiers Hommes en Europe.

Les deux sites d’Atapuerca les mieux explorés sont Gran Dolina et la Sima de los Huesos.

À Gran Dolina, la découverte de plusieurs restes humains d’Anténéanderthaliens, Homo antecessor, daté entre 1 200 000 et 800 000 ans, revêt un caractère exceptionnel. Ce sont les plus anciens vestiges de la présence de l’Homme au Pléistocène inférieur en Europe occidentale. Ils étaient associés à des ossements d’animaux consommés et à des outils en quartzite et en silex. C’est également sur ce site que l’on trouve actuellement la plus ancienne trace de cannibalisme.

À la Sima de los Huesos, plus de 3 000 fossiles humains appartenant à un minimum de 32 individus constituent la collection la plus importante et la plus complète jamais rencontrée dans le monde au Pléistocène moyen (entre 500 000 et 200 000 ans). Ils sont associés à des vestiges de la vie quotidienne et à un biface de couleur rose, sans retouches d’utilisation, une offrande probable !