Deuxième volet d'une saison Inuit au Musée de l'Homme. À partir de l'exemple des Ammassalimiit, les habitants d'Ammassalik, l'exposition se concentre sur deux parcours parallèles : l'un montre l'histoire des Inuit, de la Préhistoire jusqu'à nos jours, l'autre s'intéresse au regard porté par les occidentaux sur cette population, depuis le mythe grec des habitants de l'hyperborée jusqu'aux résultats actuels des recherches sur le terrain.


6 avril 2005 - 2 janvier 2006

Exposition Groenland © MNHN, par MNHN

L’exposition montre que l'activité scientifique participe, au même titre que la quête identitaire des Inuit, à la construction d'un patrimoine culturel, matériel et linguistique.

À travers les pièces exposées sur 450 m2, se révèle progressivement une société non seulement consciente de son passé mais aussi tournée vers la modernité, contribuant à sa façon à la protection de l'environnement par une prise en compte des impératifs économiques adaptés aux nécessités écologiques.

Pour mettre en valeur les regards croisés de l'Occident et des Inuit sur la civilisation d'Amassalik, l'exposition s'organise en trois pôles :

  • l'histoire des Inuit depuis la Préhistoire jusqu'à la « redécouverte » occidentale, parallèlement aux développements imaginaires de l'Occident sur les habitants du Grand Nord ;
  • le « choc », pour les Inuit comme pour les Européens, du premier contact avec la population de la côte Est en 1884 ;
  • les adaptations successives des Groenlandais de l'Est face aux bouleversements du XXe siècle, d'abord écartelés entre la colonisation danoise (1884-1961) et la christianisation (à partir de 1894), l'étude scientifique (depuis les années 1930), l'intégration contrôlée au monde occidental (depuis 1960), puis l'émancipation concrétisée par l'autonomie du 1er mai 1979.