Dès l’ouverture du Musée de l'Homme, ses galeries présentaient une synthèse de l’histoire de l’espèce humaine en proposant un discours allant du biologique au culturel et de l’universel au particulier, dans un sens unique de circulation. À partir des années 1990, des expositions temporaires d'envergure complétèrent le parcours.


Le parcours du Musée de l’Homme

Dès 1938, une muséographie moderne héritée des expériences du Musée d’Ethnographie du Trocadéro proposait un contenu visuel et facile d’accès. Le parcours débutait par une galerie d’anthropologie physique et de préhistoire qui présentait les variétés physiques humaines à travers l’exposition de crânes, squelettes, objets préhistoriques et photographiques. Parmi les objets, la Vénus de Lespugue découverte en 1922 dans une grotte de Haute-Garonne, témoignait des liens existant entre découverte, étude et exposition au public. Puis un ensemble de galeries dites ethnographiques proposait une présentation géographique et ethnologique des continents : Afrique subsaharienne et Madagascar, Afrique du Nord et Levant, Europe – sans la France –, régions arctiques, Asie, Océanie, et Amérique précolombienne. Chaque salle dévolue à un continent se conformait à un modèle identique, une même signalétique et un même mode de lecture qui associaient populations et productions matérielles. Enfin, une salle dédiée aux arts et techniques proposait le regroupement thématique d’objets de diverses origines géographiques et ethnographiques, tandis qu’une salle d’exposition temporaire présentait les objets récemment collectés lors de missions, ou reçus en dons par la Société des Amis du Musée de l’Homme.

Les grandes expositions permanentes

À partir des années 1990, le Musée de l’Homme réalisa des expositions permanentes de grande envergure, témoins de la vocation du Musée d’apporter des réponses aux questions des origines de l’Homme. Dès 1994, la Grande Galerie de l’Évolution du Muséum national d’Histoire naturelle présenta l’Homme en tant qu’un des facteurs de l’évolution récente. Il revint alors au Musée de l’Homme d’inscrire l’Homme dans l’évolution des espèces en détaillant l’histoire de la lignée humaine, et en illustrant les différentes conceptions de la nature et les usages qui en découlaient. La première exposition, la Nuit des temps, proposa la découverte de l’histoire paléontologique et culturelle de l’Homme, à travers l’exposition de restes humains fossiles, d’outils préhistoriques, et de relevés d’art rupestre. En 1992, l’exposition Tous parents tous différents mit en évidence les principaux résultats de la biologie des populations humaines actuelles, en insistant sur l’origine commune de tous les Hommes, tout en rappelant la diversité génétique et physique qui fait de chacun de nous un être unique. Dès 1994, Six milliards d’hommes présenta les mécanismes de la croissance de la population humaine et insista sur l’implication de nos modes de vie dans l’avenir de notre planète.

Pour en savoir plus sur les expositions passées du Musée de l'Homme