À l’origine de toute recherche il y a un questionnement, un projet d’étude, encadré par une équipe et inscrit dans un cadre théorique. Le matériel d’étude peut être fourni par les collections existantes comme par le travail de collecte sur le terrain : fouilles archéologiques ou enquêtes sur des groupes humains et leur milieu.


Les missions (seul ou en équipe) sont soumises à des autorisations budgétaires et, pour l’étranger, aux autorisations de recherche nationales et à des règles de sécurité (politique et sanitaire) établies par le ministère français des Affaires étrangères.

Selon la législation en vigueur, différente pour chaque pays, il est interdit, ou autorisé de façon transitoire, de sortir le matériel d’étude recueilli. De retour de mission le chercheur se consacre au décryptage des éléments recueillis, variables selon les disciplines : carnet de notes, enregistrements, vidéos, objets, échantillons de sang ou de salive, ossements ou moulages d’ossements, sacs de sédiments ou même herbiers. Le matériel d’étude ne parle qu’après une longue maturation : analyse et caractérisation des échantillons en laboratoire, mesures, datations, comparaisons, études statistiques, échanges entre collègues. Les résultats obtenus font l’objet d’une diffusion à la fois vers la communauté scientifique, les étudiants, le public, par le biais de publications, de colloques. Aucune publication ne peut être faite, dans le cas des enquêtes sur des groupes humains et notamment des prélèvements d’ADN, sans le consentement des individus concernés.


Les sciences à l’œuvre :

  • La paléoanthropologie concerne les fossiles humains.
  • L’archéobotanique (flore), l’archéozoologie (animaux), la paléoclimatologie (climat), la géologie (terre), la géochronologie (temps) portent sur les milieux dans lesquels s’est inscrite l’histoire des hommes et des sociétés.
  • L’anthropologie biologique étudie la morphologie humaine et la génétique des populations.
  • L’anthropologie culturelle concerne la production matérielle et symbolique de l’Homme (outils, parures, ustensiles, musiques, langues) et inclut l’ethnomusicologie, l’ethnolinguistique,
  • L’ethnobiologie et l’ethnoécologie portent sur les relations des sociétés avec leur environnement, les pratiques et les connaissances sur les milieux.