Qui sommes-nous ?

Qu’est-ce qu’être humain ? Qu’est-ce qui nous différencie des autres espèces ? Notre corps ? Notre génome ? Notre imagination ? Notre empathie ? Comment l’Homme s’est-il appréhendé, étudié, mesuré, représenté ?

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La Galerie de l'Homme

Pour y répondre, la première partie du parcours explore les multiples facettes de notre identité à partir de critères potentiels de définition de l’Homme : Un être de chair ? Un être de pensée ? Un être de liens ? Un être de parole ?

Aucun des critères généralement admis ne peut à lui seul suffire à caractériser l’Homme, et chacun d’entre eux fait l’objet d’une approche croisant les aspects anatomiques, mais aussi culturels et artistiques.

Nous sommes issus d’un très long processus évolutif comme toutes les autres espèces, nous sommes une espèce parmi des millions d’autres, dont l’apparition est, à l’échelle de l’histoire de la vie sur terre, très récente. Mais nous sommes une espèce singulière qui se pense et pense le monde et, de fait, le modifie… jusqu’à faire un musée dont elle est le sujet et l’objet.


Le visiteur est invité à partir à la découverte de lui-même

  • À s’interroger sur sa nature en tant qu’humain appartenant à la même famille des Homo sapiens et en tant qu’individu singulier.
     
  • À se comparer avec d’autres espèces avec lesquelles nous partageons des aptitudes non exclusives : car nous ne sommes pas les seuls bipèdes, ni la seule espèce capable de transmettre des acquis à nos semblables, nous ne sommes pas les seuls à communiquer… mais nous sommes les seuls à mettre le monde en mots, à avoir conscience du temps et de la mort.
     
  • À appréhender l’unité de l’humanité et la diversité des cultures, des sociétés et des êtres qui la composent. À partir des mêmes fonctions cognitives, les êtres humains ont construit des représentations différentes du monde, ont inventé des modes d’organisations sociales, des cosmogonies, des langages…

La muséographie

Elle se déploie de façon linéaire sur les deux tiers de l’espace de la nef, au niveau 1. Elle s’ouvre sur l’exploration de notre corps et se termine par un spectaculaire dispositif « Des êtres pluriels » : structure porteuse d’une série de bustes du XIXe siècle qui témoigne du regard porté, à un moment donné de l’histoire des sciences, sur la diversité humaine.

  • 3 grandes vitrines murales offrent des panoramas spectaculaires. Elles rassemblent près d’une centaine d’objets autour des thèmes suivants : « Le corps entre nature et culture » (ce qui fait un corps humain) ; « 1001 façons de penser le monde » et les liens entre nous et les autres « existants » (plantes, animaux, esprits…) ; « Moi, nous, les autres : identités multiples et emboitées » (genre, groupe, religion…).
     
  • 10 de nos organes illustrent la fabrique morphologique du corps humain.
     
  • 20 vrais cerveaux d’animaux (lézard, éléphant, langoustine…) et un d’Homme, présentés dans des bocaux et disposés dans une vitrine interactive, permettent d’appréhender, par des animations, les similitudes et les différences de capacités cognitives.
     
  • 35 cires anatomiques, 79 bustes de plâtre, 15 bustes en bronze, illustrent la diversité humaine et témoignent de l’évolution des représentations, scientifiques et artistiques, liées à la connaissance de l’Homme, depuis le XVIIe siècle.
     
  • 1 langue en résine offre un espace sonore singulier pour découvrir la diversité des chants et des musiques du monde.
     
  • 30 langages différents (parmi les 7 000 parlés par 7 milliards d’humains) sont à écouter, devant un grand planisphère mural.

L’Homme étudié, mesuré, esthétisé

Comment l’Homme s’est-il appréhendé lui-même ?

Des objets, témoins de l’évolution des représentations physiques et mentales du corps humain, dans l’histoire européenne, ponctuent le parcours. Nombre de ces objets, issus des collections, sont présentés pour la première fois au public.

Le Musée de l’Homme détient en effet une série exceptionnelle de représentations anatomiques :

  • des planches anatomiques
  • des moulages phrénologiques (350 crânes et moulages de la tête de personnages célèbres ou obscurs du XIXe siècle)
  • les cires anatomiques d’André-Pierre Pinson (chefs-d’œuvre de la fin du XVIIIe siècle, parmi lesquels « La femme à la larme »
  • 600 bustes de plâtre peints illustrant la diversité des peuples du monde, réalisés pour l’essentiel au XIXe siècle lors d’expéditions dans le monde entier
  • et 15 sculptures en bronze ou marbres de Charles Cordier.

Cet ensemble exceptionnel est mis en valeur notamment par la structure monumentale des bustes qui s’élève jusqu’au niveau 2 :

  • 19 m de long
  • 11 m de haut
  • 1 900 kg

Ce grand portant est en aluminium haute densité, en forme de portée de musique. 79 bustes de plâtre et 12 bustes de bronze, posés sur des sellettes, illustrent la diversité humaine. 4 ensembles de bustes, ambassadeurs de tous les individus qui ont servi de modèles, parlent et racontent les circonstances de leur fabrication et la trajectoire individuelle ou collective qui les a menés jusqu’en Europe.