Hommes, Natures, Sociétés
Directeur Pr. Serge Bahuchet, ethnobiologiste
Directrice adjointe Pr. Evelyne Heyer, généticienne
204 personnes :
- 36 personnels technique et administratif
- 97 chercheurs et enseignants chercheurs
- 71 doctorants
Préhistoire
Directeur Pr. François Sémah, géologue-préhistorien
Directeur adjoint Christophe Falguères
112 personnes :
- 21 ingénieurs, techniciens, administratifs
- 61 chercheurs associés
- 24 doctorants
Un centre de recherche sur l’évolution de l’Homme
Serge Bahuchet : « Derrière les murs il y a des collections qui sont étudiées par des chercheurs du monde entier, des laboratoires, une bibliothèque, des salles de cours. Ce centre de recherche est pris en compte dans le projet architectural. La rénovation va permettre de le rendre plus performant en réunissant plus de chercheurs dans des laboratoires mieux équipés. »
François Sémah : « Pour constituer un centre de recherche sur l’Homme, sur son évolution dans son environnement, il faut instaurer une véritable synergie entre les départements, être au cœur des réseaux d’échanges. Et pour être dans la course internationale, il faut que les équipes avec un nombre suffisant de chercheurs gardent leur spécificité, leur pertinence. »
Une nécessaire interdisciplinarité
François Sémah : « Autour des collections et des projets de recherche, la priorité est de mettre en place une approche interdisciplinaire en matière d’anthropologie évolutive, croisant aussi bien le présent, le passé que les aspects biologique, social, culturel et environnemental. »
Le thème de l’alimentation de l’Homme au cours de son histoire illustre bien cette synergie entre les départements, au croisement de la préhistoire : comment chassait-on ? que chassait-on ? -, de l’anthropologie biologique : pour faire parler la dentition et le squelette -, la biologie : de quelle quantité de nourriture l’homme avait-il besoin selon son activité ?-, la géologie : que retrouve-t-on comme composants des sols dans les os ? -, la génétique : l’adaptation à l’absorption de certains éléments -, ou encore l’ethnologie : quelle transformation subissaient les aliments, comment mangeait-on et avec qui ?
Le nouveau Musée de l’Homme : un stimulant…
François Sémah : « Le projet de rénovation est l’opportunité de réfléchir sur ce que doit être aujourd’hui un Musée de l’Homme, de traduire dans une nouvelle muséographie la nécessaire convergence entre les équipes. Il ne s’agit pas de sortir des objets des tiroirs pour les mettre dans des vitrines. C’est un travail de réflexion en collaboration étroite avec la muséographe. Le musée sera la partie visible de l’activité scientifique, c’est un stimulant pour les chercheurs. »
… et un lieu de questionnement
François Sémah : «Les thématiques abordées dans le musée recoupent des enjeux de société car c’est de l’Homme face à la nature dont il s’agit, comment il s’est adapté dans le passé face aux modifications de son environnement naturel, comment il a survécu et quelles sont les populations menacées aujourd’hui. Mais si nous croisons les expertises, nous ne faisons pas des sciences appliquées. Avoir un herbier ne protège pas la flore. »
Evelyne Heyer : « Nous n’avons pas les réponses à tout, et nous ne sommes pas d’accord sur tout. Il est important que le musée offre des espaces pour des débats, et puisse répondre aux questions du public : « L’Homme évolue-t-il toujours ? », « Les races existent-elles ? « A quoi correspond la couleur de la peau ? »
Le Département Hommes, Natures, Sociétés étudie l’unité et la diversité de l’Homme parfois comparé aux primates supérieurs contemporains-, ses relations à la nature dans le temps et dans l’espace, du point de vue biologique, écologique, social et culturel.
Les thèmes de recherche s’organisent principalement autour de trois axes :
• l’espèce humaine et son évolution dans son milieu
• les interactions sociétés/natures : techniques et sociétés
• idées et représentations autour de la nature
Les recherches s’appuient sur des collections d’anthropologie biologique, d’ethnologie et d’ethnobiologie (plantes cultivées, plantes et animaux utilisés par les sociétés humaines, objets d’ethnomédecine)
A titre d’exemple, le département mène actuellement, des travaux sur la diversité linguistique et culturelles des populations d’Asie centrale et d’Afrique centrale, les patrimoines culturels, notamment les plantes cultivées et les productions de terroir en Europe, en Méditerranée ou en Ethiopie
Le Département de Préhistoire travaille dans le cadre d’un dialogue quotidien entre spécialistes des sciences de la nature et de l’Homme. Il étudie les archives de la période Quaternaire (les derniers deux millions et demi d’années), l’évolution et les contrastes qu’elles reflètent, les traces associées des Hommes et de leurs comportements. Son objectif est d’apporter la profondeur chronologique indispensable à l’étude de l’ensemble des relations Homme - Nature.
Il développe deux programmes fédérateurs qui portent sur la dynamique d’une histoire de l’Homme marquée par les bouleversements de son environnement, mais aussi nombre de projets plus spécialisés qui ont une incidence importante sur sa spécificité, sa structure et ses interfaces. Ces projets comprennent des recherches fondamentales sur les archives des environnements quaternaires, sur les matériaux de la préhistoire, sur les méthodes modernes d’investigation en Paléoanthropologie, sur les micro-analyses concernant les représentations préhistoriques. Ils sont complétés par une ouverture vers l’histoire et l’épistémologie des sciences archéologiques. Ils recouvrent, bien entendu, une large ouverture internationale tant pour l’organisation de chantiers de fouilles que pour d’autres collaborations scientifiques.
Les recherches en Préhistoire s’appuient sur les sites fouillés et les fonds patrimoniaux, les laboratoires d’analyse, mais aussi sur des actions de formation qui représentent un enjeu solidaire du Département, notamment par le biais du Master européen Quaternary and Prehistory.
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