Fermeture exceptionnelle

Suite aux dernières annonces du gouvernement, le Musée de l'Homme reste fermé.

Nous vous communiquerons dès que possible les modalités de réouverture.

Back to top
Crâne de Descartes en cours de scanning © P. Goetghelcuk
Crâne de Descartes en cours de scanning © P. Goetghelcuk

Les plateaux techniques

Les laboratoires du Musée de l’Homme constituent un ensemble d’un seul tenant où se côtoient les chercheurs. Ils sont dotés d’équipements permettant de nouvelles approches analytiques et théoriques.

Le plateau « Imagerie et modélisation 2D/3D »

Le plateau d'imagerie 2D/3D dispose de plusieurs scanners surfaciques, d’équipements photogrammétriques, d’un microscope 3D, ainsi que de stations de travail graphique hautes performances. Les techniques d’imagerie surfacique permettent de créer des modèles virtuels des spécimens de collection et des découvertes issues des recherches de terrain en cours pour les comparer et ensuite les analyser par des méthodes statistiques. Les équipements du plateau permettent de couvrir une très large gamme d'objets d'étude, allant des traces microscopiques à des sites de fouilles entiers. Les objets d’étude ainsi dématérialisés restent préservés mais sont accessibles dans une banque d’images, de façon permanente et à distance, pour les chercheurs et le grand public, notamment sous forme de dispositifs muséographiques.

Le plateau « Paleogénomique et génétique moléculaire humaine »

Le plateau de génétique comprend un laboratoire d’ADN moderne et un laboratoire dédié à l’ADN ancien. Dans les deux cas, le but est de rendre le code génétique d’un échantillon biologique lisible, après extraction, purification et amplification. Ces opérations se font dans un environnement contrôlé qui protège des risques de contaminations par de l’ADN extérieur. Dans le cas de l’ADN moderne, les échantillons de sang ou de salive sont prélevés sur les populations des terrains d’enquête (Asie centrale, Afrique centrale, Asie du Sud-Est, Cap Vert..).

Dans le cas de l’ADN ancien, dit dégradé parce qu’en très faible quantité et fragmenté, les prélèvements délicats de molécules d’ADN sont effectués sur des restes d’os, de dents (issus de fouilles ou des collections). Les contraintes sont plus strictes, l’environnement est confiné, la salle (dite blanche) est en surpression avec un flux d’air purifié, et les scientifiques y travaillent en combinaison stérile. L’analyse des ADN anciens fait parler autrement des spécimens des collections et documente l’évolution des espèces fossiles du genre Homo, la continuité ou la disparition d’espèces notamment l’extinction de Néandertal.
Le plateau comprend également une grande salle d’anthropologie biologique pour le nettoyage des os, des échantillons de faune et flore.

Plateau Datation et caractérisation des matériaux archéologiques et sédimentaires

Essentielles pour replacer les découvertes dans leur contexte chronologique, climatique et environnemental, les techniques actuelles d’analyse des échantillons osseux, des sédiments, des fossiles végétaux et animaux, des industries lithiques font appel à la physique et à la chimie.
Le plateau comprend différents laboratoires, associant des salles de préparation des échantillons et des salles d’analyse :

  • salles de datation pour l'extraction et le comptage des atomes d’uranium et de thorium, permettant des datations entre 5 000 et 600 000 ans environ ;
  • salle de chimie minérale pour l’étude et l’analyse des sédiments ;
  • salle d’analyse des matériaux pour caractériser la composition minérale et élémentaire des matériaux
  • salle de paléomagnétisme blindée et isolée du champ magnétique terrestre actuel, afin d’étudier l’enregistrement du champ magnétique fossile fixé dans les objets et les sédiments archéologiques.

Le plateau comprend aussi une salle de préparation des échantillons et une salle de moulage où peuvent être réalisés des fac-similés de pièces archéologiques avant prélèvements et/ou destruction pour analyse.